En ce moment, je n'ai pas une envie folle de bosser... Ici en Belgique, si je veux avoir du temps pour BB après la naissance, j'ai interet à aller le plus près possible de la naissance avant de m'arrêter... Je peux m'arreter en théorie fin aout (soi une semaine avant la date de naissance théorique!). Bon, ça c'est si bébé tient jusque là car apparament, j'ai le col ouvert d'un demi centimètre... (ce langage étrange parlera surtout au déja maman!!!).
Quand mon patron m'a embauché, il m'a dit "les vacances, vous pouvez oublier, moi je n'en prends presque jamais..." Voilà, ce que j'aimerais bien lui dire... (c'est intéressé, enfin, non mais c'est à cause de ça que j'y réfléchis... je dois reprendre en théorie le boulot au moment des vacances de Noel, câd quand tout le monde s'arrête, et j'aimerais bien pousser jusqu'à la rentrée de janvier pour reprendre)...
Ne pas prendre de vancances, ne jamais s'arrêter de bosser est une mauvaise idée : on n'est jamais indispensable, le boulot sera toujours là! Plus on est fatigué et moins on est efficace... et donc, plus le boulot est mal fait... Mon chef part dans tous les sens, fait les choses à moitié... On a eu des mots, je ne voulais plus continuer finalement, on a parlé et cela va mieux! (mais il faudra surement le recadrer!). J'aurais envie de lui dire de plus s'occuper de ses 3 enfants... Ce sont des ados, ils ont besoin de lui maintenant et de se faire de beaux souvenirs avec lui... Bien sur, si je dis ça c'est que je pense à moi... Mon père est mort à 63 ans de manière brutale, on ne s'y attendait vraiment pas, il était en bonne santé et faisait tout pour l'être (pas d'excès, du sport, nourriture saine, etc!). Ce fut un terrible choc... Ce qui me reste de lui, ce sont les bons souvenirs partagés avec lui : mes moments privilégiés lors de nos ballades à vélo quand j'étais ado, j'adorais ça, on roulait cote à cote en discutant de tout et de rien... J'ai aussi été chiante et il a pas du rigoler tous les jours... Plus tard, il est venu m'aider à déménager au 4 coins de la France et même ici en Belgique... La veille de sa mort, je parlais à une amie de mes parents et je lui disais que je n'étais vraiment pas prête à ne plus les avoir (je ne sais plus pourquoi je lui ai dit ça à ma copine....).
Il y avait énormément de monde à son enterrement, il était investi dans la vie associative, ses collègues l'appéciaient, c'était un homme généreux, qui aimait régler les conflits pacifiquement, il a souvent fait le tampon dans les différentes associations où il était et même dans la famille...
Je repense à mon patron, il doit avoir une petite cinquantaine, que ferait il s'il savait qu'il lui reste 10-15 ans à vivre? (je ne le lui souhaite pas mais un accident peut arriver à tout moment). Est ce qu'il continuerait à bosser comme un con, ne pensant qu'à son business? à ne pas trop s'occuper de ses gosses (ils sont deja séparés de lui la plupart du temps, car il est divorcé)?
Zut! passez du temps avec eux et pas seulement pour les engueuler pasqu'ils bossent mal à l'école!!!
Qui sera présent à son enterrement? ses dossiers tous plus urgent les uns que les autres? ses partenaires d'affaires? j'en doute?
De papa, je me souviens des bons moments passés ensemble, un peu moins de nos disputes, de nos vacances épiques, de nos discussions plus profondes lors des dernières visites de mes parents... Du coup, je chouchoute ma maman, je lui pardonne tout (bon, défois, elle exagère alors je le lui dis!). Je la trouve courageuse... J'angoisse à l'idée qu'elle pourrait partir elle aussi... Elle, elle a toujours ses parents... ce doit être bizarre comme situation...
J'ai pas envie de passer ma vie à ne penser que carrière et tout ça... J'ai envie de passer du temps avec ma famille, mon BB bientôt là, les gens que j'aime... pas de me bousiller pour un boulot qui ne me passione pas...
Bon, je ferais mieux de le dire à mon patron, plutôt qu'à mon blog mais... bon voilà, quoi!!
Je regrette de ne pas avoir dit à mon papa à quel point je l'aimais ni de l'avoir remercié de tout ce qu'il avait fait pour moi... Ce n'était pas notre genre de se dire ça mais bon, ça fait toujours du bien, même si on le sait!